Photo de groupe à Notre Dame des Gardes pour une douzaine de cyclos Bacr partis en « balade » à la journée. Aucun accident à signaler, Serge n’ a pas visité les Urgences à Cholet !!!
Partis à 7h30 avec une météo agréable, accompagnés de quelques cyclos qui voulaient rentrer pour midi, nos douze « apôtres » ont atteint les Gardes après avoir sillonné les petites routes autour d’Aubigné, le Voide, la Salle de Vihiers, la Tourlandry. Selon les appétits, certains ont monté des bosses supplémentaires et ensuite, cap vers Beaulieu au km 100 pour un déjeûner au restaurant « La Promenade » (tout notre programme). La chance était avec nous, le vent était favorable et l’allure fut alors assez soutenue. Ne restait plus après déjeûner qu’à boucler les 40 derniers kilomètres, soit- disant à allure tranquille (Tu parles…) Au final 140 kms avec 900 m de D+ ou davantage et mentions spéciales à notre doyen Daniel, au vendéen Guy, au novice Philippe qui comme tout le monde ont avalé tout ça comme si de rien était.
La convivialité et la bière ont complété l’agrément de cette belle journée de vélo, était-il besoin de le préciser ?? !!

notre dame des gardes

 

 

21 mai 2020 : sous un soleil radieux nos marcheurs ont parcouru 11 km dans les "hauts de Brain", vers Rosseau, Aigrefoin, la Tinelière...

Cette reprise "masquée" a réuni 19 marcheurs respectueux des règles préconisées par la FFR.

marche 21mai 1

marche 21 mai 2

Bravo à tous et rendez-vous jeudi prochain 28 mai. Les infos concernant cette rando seront communiquées en début de semaine prochaine par mail. 

Partis de Montsoreau sur deux itinéraires différents les deux groupes se sont retrouvés dans cette petite cité de caractère, Richelieu, pour partager le déjeûner bien mérité après 4 heures de vélo. Restent 45kms pour rallier le point de départ. Malheureusement, le brave cardinal n’est pas intercédé pour neutraliser les petites ondées portées par un vent sensiblement défavorable, mais peu importe, presque tout le monde est rentré sain et sauf… 155 kms pour les plus aguerris, 125 pour l’itinéraire bis : une bonne journée de vélo à travers la Touraine et en longeant le cours de la Vienne : une réussite de plus pour le club Cyclo de Brain-Andard qui sait voir plus loin que la Loire et l’Authion .

 

Le Ventoux et les Noyaux, 2ème partie

 

Mais moi, je suis dans un autre monde… Mon grand-père qui a fait la guerre 1914-1918 m’a dit un jour :
-Si tu veux couper ta soif, eh bien quand tu manges des cerises, gardes les noyaux en bouche !!
Là, j’étais avec mon grand-père qui fut mon confident, mon copain. C’était il y a juste 100 ans qu’il partait au combat avec ses deux frères mais il en revint seul.

Alors, je me suis dit : Grand-Père, toi, tu as fait quatre ans de guerre, et moi, si je ne suis pas capable de souffrir quelques heures, je suis nul…. Je suis parti, j’ai enclenché mes pédales, la fleur au guidon et mes noyaux dans la bouche.

Je progresse doucement mais sûrement et quelques kilomètres plus loin, je vois un cycliste arrêté sur le côté, c’était Gérard (encore), Gégé pour les intimes. Je m’arrête aussi :
-Qu’est ce qui se passe ?
-Oh, bah, je ne vois pas l’intérêt de souffrir autant sur un vélo !
J’essaie de le rassurer, de le motiver, mais que nenni, mettant son vélo dans l’autre sens, je ne le vis que 3 heures plus tard, frais et dispo devant un bon demi.

La montée, c’est dur. Le cardio va plus vite que les tours de pédales. Guy m’a donné un conseil : « Tu prends un rythme et tu moulines ! »

Il est gentil, mais quand tu n’as plus rien à l’arrière…. Enfin, j’ai mes noyaux et mon compagnon centenaire…
Les hectomètres défilent tout de même, les kilomètres aussi, l’environnement est tout en verdure, la route est bordée de chênes lièges et on a tout le temps de respirer ce bon air provençal. La circulation n’est pas intense, des cyclistes qui montent en silence, d’autres qui descendent à tombeau ouvert et j’attends le fameux chalet Reynard où à partir de là, m’a-t-on dit, le paysage change et devient exclusivement minéral.

La pente est vraiment raide, pas de répit. Les arrêts s’imposent. Même notre géant vert (Yves) a mis pied à terre.

Enfin, je l’aperçois, ce fameux chalet Reynard que les pros attendent aussi. Là, je me dis que c’est gagné, quoiqu’il reste encore 6 kilomètres difficiles, très durs. Mais avec mes noyaux que je salive, ça va le faire, ça va le faire!

Un coup d’œil à la stèle de Tom Simpson sans lâcher le guidon car à 6 kms/h, c’est pas prudent .
Le sommet se rapproche, l’antenne rouge et blanche au bout de ce désert de pierres blanches, j’aperçois mes amis cyclos tout là-haut qui m’encouragent pour les derniers hectomètres, dans un paysage lunaire, je n’en peux plus de cette dernière rampe, mais quel plaisir d’arriver là au milieu d’eux !!!

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Ils sont là, les cinq, un peu grelottant. Il fait un peu frisquet près de la pancarte "Sommet 1913m".

Daniel B est arrivé depuis longtemps, sans un seul arrêt. Normal, il a un vélo de pro, celui de Samuel Dumoulin… (c’est désormais moi qui roule avec…) Une pensée pour l’ami Michel qui depuis nous a quittés, qui a dû se dire :« On n’accélère pas dans les côtes ! »

Une photo pour immortaliser l’évènement .

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Merci grand-père pour les noyaux, j’ai mis 2h45, mais bon sang, je n’ai pas lâché!

Et c’est la grande descente vers Malaucène.

Encore une fois, je crois être le dernier, eh bien non, je suis rattrapé par Jean qui déboule et nous sommes à près de 70 km/h. Tout à coup, je le vois en grande difficulté dans un virage à droite, le voilà complètement déporté à gauche tandis qu’arrive une voiture en face de lui. Miraculeusement, ça passe. Arrêté sur le côté, je me précipite :
« -Qu’est ce qui s’est passé ? »
« - J’ai crevé de la roue avant ! »

Sans pouvoir commenter davantage l’incident tant la peur l’a tétanisé.

Si bien que la réparation fut catastrophique, impossible de démonter le pneu avec la fébrilité encore palpable, une pompe qui ne fonctionne pas. Bref, la totale.

Arrivés ¼ d’heure après les collègues attablés devant un demi.
« -Alors qu’est-ce que vous foutez ? »
« -Jean va vous expliquer ».
Et Jean de partir dans une longue tirade : «  J’ai crevé de l’avant mais ça passe … »
Ouf, quelle journée exceptionnelle tant pour les émotions que pour les efforts accomplis!

Merci Grand-Père
Daniel Groyer

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